Jean-Sébastien Bach - Ouverture à la Danse

Un spectacle-concert hors norme où se fondent danse, musique et plaisirs de la table

Les créations de l'Atelier d'Axiane se distinguent toujours par leur approche non conventionnelle. Bannissant le superficiel et l'esthétisant, elles sont l'aboutissement d'une démarche suivant un même fil: retrouver l'expression la plus profonde que contient l'œuvre – la force native – pour l'inscrire dans une connaissance élargie de l'âme humaine. Avec "Jean-Sébastien Bach, ouverture à la danse", c'est du mouvement dont il s'agit: ce jaillissement originaire qui, depuis la nuit des temps, est le moteur de la musique et de la vie.

Donné dans l'ancienne église du Collège des Jésuites de Porrentruy, le spectacle-concert prend à contre-pied l'idée que la musique de Bach est une "musique de mathématicien", cérébrale et analytique. Pour Axiane, Bach est une prodigieuse source d'énergie et de tonicité qui s'épanouit en jaillissant dans le mouvement du son et du pas. Ce mouvement s'articule tout entier dans la musique du compositeur, la porte et la structure même dans ses formes les plus élaborées.

Dans le contexte de la vie de cours en Allemagne au 18e siècle, les premières oeuvres de Bach sont dédiées à la danse: elle sont ainsi originellement liées au pas. Puis l'écriture se fait plus abstraite et plus complexe. Le corps se met en attente, les sens en éveil et la tonicité devient image.

C'est l'expérience que le spectateur est appelé à vivre au cours du nouveau spectacle d'Axiane.

 

Le pas, l'ouïe, le goût -  Une création en trois volets
Jean-Sébastien Bach, ouverture à la danse est conçu en trois parties.

La première – La danse, ordonnance du son – présente une chorégraphie sur trois Ouvertures du compositeur (Suites No 1, 2 et 4). La musique de Bach s'empare de trois couples de danseurs, les portent et leur insuffle la pulsation de l'œuvre. Danse et musique se confondent et ne font qu'un. Le mouvement est musique, la musique est mouvement. D'une suite à l'autre, la progression du pas vers l'abstraction se fait évidente.

Pour la troisième partie – Transcendance et abstraction du mouvement –,  la danse a disparue et reste la musique seule, pour l'occasion le Concerto Brandebourgeois No 4 et le Concerto pour deux violons. L'évidence s'impose. Même dans la musique pure de Bach, le mouvement s'exprime dans toute sa puissance. Le souffle natif demeure et imprègne encore toute l'écriture, intériorise le mouvement et décuple l'émotion.

Entre la 1ère et la 3e partie, c'est le spectateur qui est invité à se mettre en mouvement pour se rendre dans la cour épiscopale. Un Menu du Prince l'y attend, élaboré par le grand chef Georges Wenger. Cette transition au cœur du spectacle nous rappelle l'ambiance des cours
de l'époque, où tous les arts, y compris celui de la table, étaient réunis en une même célébration et un même lieu. Le mouvement, quand il est réussi dans son expérience collective, mène à la convivialité.

 

La musique de Jean-Sébastien Bach, l'ouverture à la danse est interprétée par un orchestre baroque de 19 musiciens, la Compagnie des Violons du Roy, de France, dirigée par Frédéric Martin.

La chorégraphie originale est signée Marie Blaise et Jean-Marie Belmont.

" On ne peut composer une bonne mélodie, si ce n'est avec difficulté, sans étudier la musique de danse (...). Maintenant que l'on néglige les danses, la musique a perdu son ancienne valeur et les fugues sont insupportables à écouter."
J. Ph. Kirnberger, élève de Bach

 

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  Mise à jour : 22.11.2007